A quelques jours, le 10 mars pour être précis, de l’examen par l’Assemblée Nationale du projet de loi Création et Internet déjà adopté par le Sénat, il est de bon ton de revenir sur quelques points mais aussi sur des anecdotes venant noircir le tableau.
On commence par une interview par Clubic de Franck Riester, député UMP et rapporteur du texte. Malgré des idées intéressantes, certains de ses propos me choquent. D’une part, il affirme que les FAI soutiendraient cette loi. Les membres de la FFT ne s’y étaient-ils pas opposés récemment, surtout au niveau de la suspension de l’abonnement de l’internaute ? D’autre part, sa conviction que "l’internaute a effectivement tout à gagner dans ce projet de loi". Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais Monsieur le député devrait redescendre sur terre, parmi la plèbe, et reprendre un peu le sens des réalités.
On continue avec un rapport, résumé sur PCInpact, fait par la Commission Générale des Technologies de l’Information et qui établit le volume d’abonnemens qui pourront être suspendus chaque année, avec une estimation du coût engendré. C’est effrayant.
Pour les anecdotes, pleines d’ironie, on pourra citer l’abonné Orange relaxé au bénéfice du doute sous prétexte que le WiFi de sa Livebox aurait pu être piraté, Cerrone qui proposera gratuitement son nouvel album en téléchargement sur le site de Radio FG du 9 au 14 mars alors qu’il ne sortira dans le commerce que le 16 mars ou encore Patricia Kaas qui avait vendu pendant un temps limité son album Kabaret moins cher sur Internet.
Je sens que si cette loi, sponsorisée par les majors de l’industrie audio-visuelle, est acceptée par l’Assemblée Nationale, beaucoup de français se tourneront vers l’utilisation de proxys anonymes payants…