La loi Création et Internet rejetée par l’Assemblée Nationale !

9 avril 2009

WTF Albanel

C’est tombé comme un couperet: les députés ont rejeté le texte en ce début d’après-midi à 21 voix contre 15 !

Le principal aspect controversé de l’Hadopi était que l’internaute suspendu de sa connection internet devait continuer à la payer intégralement pendant toute la durée de la sanction.

Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, se dit outré par le déroulement du vote mais reste confiant envers la loi en assurant qu’elle ne serait retardée que de quelques semaines, une relecture étant déjà prévue à la rentrée des vacances parlementaires de Pâques.

Pour l’instant en tout cas, la joie est à son comble dans l’hémicycle et les députés peuvent se féliciter d’avoir pu sauver un peu plus notre démocratie:

Nicolas Dupont-Aignan déclare ainsi: "Je suis fier d’avoir fait partie des 21 députés qui ont repoussé ce texte en séance. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui sont attachés à la liberté d’Internet. Il revient maintenant au gouvernement d’ouvrir des états généraux permettant de réconcilier Internet et la création".

Même si le texte est modifié et représenté au Sénat et à l’Assemblée Nationale, ce rejet est très symbolique car ça n’était arrivé que très rarement dans l’histoire de la 5ème République (comme pour le texte sur les OGM l’année dernière).

Bonne nouvelle donc pour la liberté et la neutralité de l’Internet. Reste à voir comment le gouvernement et les majors réagiront à cette décision.

- Via, Via, Via et Via -


Hadopi, encore une couche

2 avril 2009

Ça m’exaspère tellement cette loi que je vous laisse en lire le compte-rendu comme d’habitude sur PCInpact.

Vous remarquerez qu’en général les amendements d’Albanel, ou de Riester qui semble mener la danse plus que la ministre, passent sans problème sans arguments vraiment valables alors que les opposants se font quasiment tous recaler…

Un député explique que cette loi sera "un sabre de bois, contre les mauvais citoyens, une hypocrisie supplémentaire, pour protéger les coffres-forts de l’industrie du cinéma et de la musique".

Et là vraiment, tout est dit.


Albanel formidable

11 mars 2009

Moi je sais pas, si j’étais ministre et que je voulais alimenter un débat dans le but de convaincre la majorité, j’aurais un minimum révisé mon sujet.

C’est comme si on passe un oral pour un examen sans avoir lu le bouquin sur lequel est basé la dissertation…

La phrase qui me choque le plus dans ses propos, tenus aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, est que selon elle "l’adresse ip est une sorte de plaque d’immatriculation des ordinateurs".

Madame la ministre, êtes-vous au courant que même mon imprimante ethernet a une adresse ip ? Pour rappel, car ça pourrait vous aider:

Une adresse IP (avec IP pour Internet Protocol) est le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet, ou plus généralement et précisément, l’interface avec le réseau de tout matériel informatique (routeur, imprimante) connecté à un réseau informatique utilisant l’Internet Protocol.

Via WikiPedia of course.

- Via -


Hadopi, quelques précisions

6 mars 2009

A quelques jours, le 10 mars pour être précis, de l’examen par l’Assemblée Nationale du projet de loi Création et Internet déjà adopté par le Sénat, il est de bon ton de revenir sur quelques points mais aussi sur des anecdotes venant noircir le tableau.

On commence par une interview par Clubic de Franck Riester, député UMP et rapporteur du texte. Malgré des idées intéressantes, certains de ses propos me choquent. D’une part, il affirme que les FAI soutiendraient cette loi. Les membres de la FFT ne s’y étaient-ils pas opposés récemment, surtout au niveau de la suspension de l’abonnement de l’internaute ? D’autre part, sa conviction que "l’internaute a effectivement tout à gagner dans ce projet de loi". Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais Monsieur le député devrait redescendre sur terre, parmi la plèbe, et reprendre un peu le sens des réalités.

On continue avec un rapport, résumé sur PCInpact, fait par la Commission Générale des Technologies de l’Information et qui établit le volume d’abonnemens qui pourront être suspendus chaque année, avec une estimation du coût engendré. C’est effrayant.

Pour les anecdotes, pleines d’ironie, on pourra citer l’abonné Orange relaxé au bénéfice du doute sous prétexte que le WiFi de sa Livebox aurait pu être piraté, Cerrone qui proposera gratuitement son nouvel album en téléchargement sur le site de Radio FG du 9 au 14 mars alors qu’il ne sortira dans le commerce que le 16 mars ou encore Patricia Kaas qui avait vendu pendant un temps limité son album Kabaret moins cher sur Internet.

Je sens que si cette loi, sponsorisée par les majors de l’industrie audio-visuelle, est acceptée par l’Assemblée Nationale, beaucoup de français se tourneront vers l’utilisation de proxys anonymes payants


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