Dead Space, le retour de la flippe

6 février 2009

Isaac, le héros de Dead Space

Je n’ai rien posté ces derniers jours parce qu’en rentrant du boulot j’ai passé les 4 dernières soirées sur Dead Space, version PC.

L’histoire nous place dans la peau d’Isaac Clarke, un ingénieur qui embarque pour une mission à bord de l’Ishimura, station spatiale d’extraction minière, avec quelques autres personnes pour en découvrir plus sur la coupure de communication du vaisseau. On apprendra par la suite les véritables motivations de la présence d’Isaac dans l’équipe. Il sera accompagné au cours de l’aventure par Kendra Danniels, une spécialiste des ordinateurs, et par Zach Hammond, un militaire spécialisé dans la sécurité. Très vite, dès la scène d’introduction à vrai dire, la situation se dégrade. Va s’en suivre une course-poursuite d’une douzaine d’heures à travers les différents environnements du vaisseau pour tenter d’échapper au cauchemard qui prend tout doucement forme devant vos yeux horrifiés.

Car c’est bien là le maître mot du jeu: l’horreur. Tout dans l’ambiance est étudié pour que vous soyez constamment sur vos gardes, à l’affût du moindre ennemi capable de vous réduire en morceaux, du paquet de précieuses munitions à récupérer, du point de sauvegarde à utiliser, du magasin autonome pour acheter vos recharges d’énergie ou encore de la station d’amélioration de vos armes et aptitudes.

Pour faire face à toute cette monstruosité, vous récupérez au fil du jeu des schémas à utiliser dans le magasin vous permettant de créer des armes ou provisions, que vous pourrez ensuite acheter. Vous pourrez également obtenir par ce biais de nouvelles combinaisons qui améliorent à chaque fois votre énergie et capacités, ainsi que la quantité d’objet que vous pourrez transporter. Attention donc à bien gérer votre inventaire car la place qu’il contient n’est pas énorme, au contraire. Bon, d’un côté, les ennemis auront vite fait de vous rappeler que les munitions, ben ça part vite !

Afin de vous aider à buter du streum dans tous les sens, vous aurez à votre disposition plusieurs armes, allant de la classique, mais toujours efficace, gatling, au pistolet créant des ondes de choc (arme géniale soit dit en passant, mieux que celle d’Half Life 2 je trouve). Par contre, comme je l’ai dit, cadrez bien vos tirs, surtout si vous jouez en Normal ou Difficile, car les balles partent vite, et les monstres ont besoin d’une sacrée dose de poudre avant de s’écrouler.

En ce qui concerne le gameplay, Dead Space apporte un peu d’originalité dans la pléthore de FPS (oui bon ok, c’est une vue à la troisième personne…) qui existe, avec notamment deux capacités du héros que vous allez utiliser très souvent. Elles sont toutes les deux basées sur la télékinésie. L’une permet de ralentir le mouvement de tout ce qui peut bouger alors que l’autre peut vous aider à déplacer des objets à distance, comme des munitions par exemple. Les phases où vous serez obligés d’utiliser la télékinésie sont d’ailleurs très bien pensées, et agréables à jouer, sans prise de tête. On peut également citer les quelques séances de shoot’em up, assez difficiles, mais vraiment impressionnantes. Un autre exemple: les salles où vous serez en apesanteur, jouissif pour vous propulser dans les airs. Je vous laisse la surprise et le plaisir de découvrir le reste.

J’ai déjà parlé un peu plus haut de l’ambiance, mais je voudrais rajouter deux mots pour vous dire qu’on est tout le temps sous pression non seulement à cause des monstres qui vous rappellent que c’est pas DisneyLand ici mais également grâce à l’environnement sonore. Que ce soient les musiques dignes d’un bon film d’horreur, des voix murmurant des appels à l’aide, ou encore le cri de monstres qui au final ne se montreront même pas, vous allez bien sursauter ! Un conseil: même si c’est pas bon pour la santé, jouez dans une pièce peu éclairée et avec le casque sur les oreilles…

Un petit mot également sur les graphismes: le jeu est superbe, aussi bien dans le level design (impossible d’ailleurs de se paumer si on a un minimum le sens de l’orientation), que dans l’animation des monstres, en particulier les boss. Rajoutez à ça des effets spéciaux comme le flou ou encore de la pyrotechnie de toute beauté, et vos yeux seront ravis !

Alors au final, qu’ai-je pensé de ce jeu ?

Et bien je dois dire que j’ai adoré, pour la bonne et simple raison que la douzaine d’heures qu’il vous faudra pour boucler l’aventure passe vraiment toute seule. On ne s’ennuye pas une seconde et tout est vraiment pensé pour ne pas vous faire dire "pfff, vivement que le niveau se finisse…". C’est bien simple, j’avais pas autant accroché sur un 3rd Person Shooter depuis Doom 3.

Juste une petite déception en ce qui concerne les quelques rares boss, qui sont limite moins prise de tête que les gros ennemis du jeu. Mention spéciale au boss de fin qui, bien que magnifiquement horrible et impressionnant, reste malheureusement vraiment trop facile dès qu’on a choppé la technique…

Donc pour résumer, hormis ce petit regret au niveau de la difficulté, c’est du tout bon, foncez, vous ne serez pas déçus si vous aimez les FPS et les ambiances glauques !

Un dernier petit mot pour ceux qui auraient peur pour leur bécane, j’y ai joué avec mon iMac sur lequel j’ai installé ma licence Windows XP Pro SP2 via BootCamp, qui est équipé d’un Core 2 Duo E8135, de 3 Go de DDR2-800 et d’une ATI 2400 XT. En réglant la résolution sur 1024 x 600 x 60 Hz et en désactivant le V-Sync, je pouvais jouer dans des conditions fluides avec les détails sur High. Donc même avec une carte graphique moyenne, le jeu reste très bien optimisé si vous n’abusez pas sur la résolution.

Voilà, je vous souhaite bon jeu, moi je vais me lancer prochainement dans Left 4 Dead et vous laisserai quelques mots s’il me plaît autant que Dead Space !

Notre héros se faisant attaquer par un des sympathiques monstres du jeu

Notre héros se faisant attaquer par un des sympathiques monstres du jeu

P.S.: si vous le pouvez, profitez-en pour regarder le film d’animation Dead Space Downfall, qui raconte ce qu’il s’est passé quelques heures avant que ne débute l’histoire du jeu.


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